Jour 3 : Enfin du poker !
Après deux jours à Vegas, il est temps de passer aux choses sérieuses! Pas de piscine, pas de shopping, pas de strip-teaseuses, juste des cartes. Et quoi de mieux que de commencer dans une des plus belles poker rooms de la ville, le Venetian.
Levé à 8h, je me prépare tranquillement à jouer le $340 de midi. Bon petit-déjeuner à l'américaine à base de bacon, oeufs brouillés, pommes de terres et saucisses. Du gras bien comme il faut pour démarrer la journée.
Bon par contre c'est bien gentil de se lever aussi tôt, mais il est 10h... je fais quoi jusqu'à midi? Evidemment, y'a bien l'option de mettre $20 dans une machine à sous et d'attendre tranquillement qu'une jolie fille m'apporte des vodka-redbull à $1, mais ce serait pas digne d'une bonne préparation.
Et là, je vois les belles tables de cash-game ouvertes... donc ni une ni deux, j'arrive devant le desk : il suffit de dire "I want to play 1-2 sir please" et on me désigne une table.
Je pose $200, pas trop envie de m'asseoir à moins de 100BB et c'est parti.
Et ça se passe bien tout de suite en fait, je prends quelques petits pots, je touche pas mal de mains. Au bout d'une orbite, j'ai un peu repéré les bons et les moins bons à table.
A propos du moins bon d'ailleurs, c'est un asiatique... bon ok c'est pas très original parce que 70% des mecs assis en cash-game au Venetian sont asiatiques... mais autant y'en a des forts, autant celui-là est complètement nul. Il passe son temps à call des 3bets hors position avec n'importe quoi et à faire des overbets dans tous les sens... bref le bon spot de la table.
Un joueur relance à $5 en début de parole et son voisin de gauche 3-bet à $20. Derrière, j'ouvre QQ. Je décide de flat en position et sans surprise, l'astatique cold-call depuis la SB. J'ai déjà mon plan dans la tête qui est de faire attention au 3betteur et de go broke contre l'asiatique si il donne de l'action.
Le flop vient 8 - 9 - J, pas le meilleur du monde, mais avec mon overpair et ma gutshot, je me sens pas trop mal et je suis en position. Les deux joueurs checkent devant moi, et je mise $35 dans $60. L'asiatique envoie un min-raise à $70 avec environ la même chose derrière. Le relanceur initial passe sa main et je suis mon plan initial même si ça sent pas très très bon.
Donc, pour la première partie de cash-game live de ma vie, j'annonce "I'm ALL IN" au bout de quinze minutes de jeu.
L'asiatique call très vite avec 89, soit les deux paires du bas. Je suis derrière mais pas trop mal avec encore 40% d'équité dans le coup. La turn est une belle doublette du J et je double mon tapis. Un petit "tip" au dealer au passage et j'embourbeeeeeeeeee mon premier gros pot à Vegas...
Un peu plus tard, je reçois T7s au bouton, un joueur a relancé à $6 et a été suivi 3 fois. Je suis aussi en position et on voit un flop à 5 joueurs.
Un flop plutôt décent puisqu'il vient A77 avec deux carreaux.
Un joueur mise $15, un autre suit et je décide de juste suivre, mon kicker est pas terrible et j'ai beaucoup trop de fold equity contre une éventuelle flush draw ou un as faible. Le plan est de lead la turn sur une bonne carte.
Turn : 4 de pique, je suis le plan et lead à $25... seul un joueur suit avec environ $50 derrière.
La river est une brique, le joueur checke, maintenant j'espère qu'il a pas busted flush draw mais plutôt un bon as. J'annonce donc le deuxième "ALL-IN" de la session. Le mec se tâte, me demande si quand même, j'aurais pas un 7 par hasard... et finalement call puis insta-muck quand je retourne ma main. Et boum, j'ai maintenant presque $500 sur la table.
Quelques coups plus tard, voici le troisième ALL-IN de la journée. Un joueur limp UTG, évidemment plusieurs l'imitent derrière et j'ouvre AKs, toujours au bouton. J'isole assez fort, à $12 je crois. Le joueur UTG me revient dessus pour $28... les autres passent. Parole à moi, bon ça pue un peu ce limp/rr UTG mais faut pas déconner quand même, le mec a que 40 blinds dans son stack et j'ai AKs, donc je le mets à tapis. Il retourne une paire d'as, je touche un K au flop mais rien d'autre ne viendra m'aider, je retombe environ à $420.
Je prends quelques petits pots, en perd quelques-uns mais rien de très intéressant à signaler... ah si j'ai quand même passé un joli double-barrel qui me fait gagner un pot sympathique. Le tournoi approchant, je décide de cash-out et me lève en direction du cashier avec mes jetons dans les poches et dans le t-shirt, enfin un peu partout quoi...
Je tends les piles à la charmante dame qui me donne des aussi charmants dollars, $440 pour être précis, soit un profit de $240 en une heure et demi, pas trop mal pour un début.
C'est parti pour le premier tournoi à Vegas... alors là le souci c'est que c'est un peu dur de raconter tout le tournoi... Je me souviens de pas mal de mains mais qui n'ont pas un intérêt monstrueux.
J'ai joué dans pas mal de pots, touché pas mal de mains, mais au final pas très bien runné dans les coups. Je passe un 3barell bluff super tendu sur un board 566Q5 mais heureusement, je pense que le vieux en face avait même pas ace-high et qu'il tentait sa couleur hors-cote depuis le début. Avec 12K de tapis de départ, ce coup me fait passer à environ 28K au bout de trois heures de jeu.
Comme à mon habitude dans les tournois, j'ai touché les premiums au début, sans grande possibilité de rentabiliser. Et ensuite ça a été un bon désert de cartes, je suis descendu autour des 8K sur t1000, avant de trouver une paire d'as (forcément à 8BB) pour repasser à 20K.
A ce moment-là, je suis assez confiant, la table est pas ultra dure et je suis assez patient, pas envie de m'envoyer en l'air alors que je peux très bien décoller à tout moment si les cartes sont avec moi.
Reprise après le dinner-break, on est sur blinds 800/1600, 5 limps sur ma grosse blind, soit 8K de dead-money environ, j'ai à peu près 18K de tapis. Je push KQs, c'est un bon spot car le premier limper est en middle position et je le soupçonne pas de trapper, quand aux autres ils sont assez habitués aux limps avec pas grand-chose. Le premier limper passe, et je me dis que ça va embourber facilement, mais après trois autres folds, la SB réfléchit et décide de me call assez rapidement avec K9 offsuit...
Au flop un 9, et bye-bye dans un pot qui me faisait repasser au-dessus de 40K, soit de quoi jouer assez sereinement.
Je retrouve Zikaba et rejoins rapidement ma nouvelle chambre après avoir récupéré mes bagages à l'Imperial Palace. Un peu blasé par ce premier tournoi, où je finis donc au final quelque chose comme 150eme sur 800 joueurs, je m'effondre assez rapidement autour des 23h.
Pas moyen de dormir beaucoup dans cette ville, et je me réveillerais le lendemain à 4h avec une idée qui paraît plutôt bonne à priori. Allez m'asseoir en cash-game à l'heure où les tables comptent 50% de joueurs complètement ivres.
A priori, c'est plutôt une bonne idée, enfin derrière on verra qu'il faut run good.
La suite dans quelques heures...
mardi 6 juillet 2010
dimanche 4 juillet 2010
Compte-rendu : Jours 1 et 2
Bon, j'avoue que je suis pour l'instant loin de mon objectif de un post par jour. A ma décharge, le wifi de l'Imperial Palace était vraiment daubé, et maintenant que j'ai atterri au Palazzo dans une suite méga classe, on va pouvoir faire ça un peu plus régulièrement. C'est parti!
Jour 1 : Une journée sans fin
Levé 6h, mon TGV est à 8h pour Roissy... j'ai fini mes bagages la veille mais je vérifie au moins 56 fois que j'ai bien mon passeport sur moi, ce serait un peu con quand même non?
Aucun LH dans mon train puisque les autres fishs prenaient tous le suivant, sauf michel², greg et sa chérie qui avaient dormi sur Paris. Arrivée donc à 10h à la gare, et mise en place de la boulet-attitude, j'oublie ma casquette dans le train... j'ai pile le temps de faire demi-tour et de la récupérer avant de me retrouver à Lille sur un malentendu, ça commence bien!
Une petite heure d'attente et le groupe est au complet : RiverBen, Shalem, Guillaumezur, michelmichel, clems, gregeldiablo et sa chérie. Filgaite vient nous faire un ptit coucou à l'aéroport, très sympa de sa part et l'occasion de mettre une tête sur un pseudo.
On repère notre comptoir d'enregistrement, il est vide mais on a la mauvaise idée de ne pas camper devant pour attendre que ça ouvre, quand on y retournera une heure et demi plus tard il y aura une file d'attente de 300 personnes... On décide donc de boire une bière en attendant que ça se résorbe.
On passe quand même près de trois quarts d'heure dans la file d'attente. Pour ma part, enregistrement sans souci, mais pour Shalem et RiverBen, ça devient la croix et la bannière car ils n'ont pas leurs billets électroniques imprimés. Normalement le passeport suffit mais les contrôleurs ICTS (ceux qui vérifient que vous rentrez bien en France après) avaient décidé de faire du zèle. On a bien cru que ces deux-là n'allaient jamais embarquer.
Tout s'arrange au final, et on passe à l'embarquement... ils m'ont fait enlever ma ceinture et vérifié mon sac trois fois mais j'ai pu garder mes chaussures, bonne nouvelle. Le décollage est prévu à 15h50, mais je pense que personne n'a jamais vu un avion partir à l'heure. Au final, on attendra 16h30 environ et un interminable roulage sur les pistes gigantesques de Charles-de-Gaulle.
L'avion est enfin en bout de piste et "clear to take-off"... Plein gaz et quelques secondes plus tard, l'A330-200 soulève ses 230 tonnes. J'avais pris quelques court-courriers avant et j'aime autant vous dire qu'on sent bien la différence...
L'avion est vraiment gigantesque, 400 passagers assis un peu serrés, mais pas trop au final.
Je tente de me détendre... ouais je vous ai pas dit mais j'étais quand même pas ultra rassuré au décollage, et c'est pas deux comprimés d'euphytose qui allaient faire la différence. Mais je me suis ni évanoui, ni mis à implorer tous les passagers de débarquer car on allait s'écraser, façon Destination Finale. Donc tout va bien...
Je lis un peu, mate les films qui passent d'un oeil, regarde quelques épisodes de The Big Bang Theory sur mon netbook. La routine quoi... et au bout de 5h de vol, nous survolons le Groënland, un paysage magnifique de glaciers à perte de vue. J'ai pris pas mal de photos depuis le hublot, et je posterais tout ça bientôt.
Ah oui, revenons au hublot, j'ai bien chatté comme on dit dans le jargon puisque les deux types à ma droite sont finalement allés rejoindre leurs potes en première, me laissant seul pour trois sièges, la classe!
Rien à signaler finalement pendant le vol et on arrive à Las Vegas à 18h30... Enfin, on va devoir attendre pour voir Vegas puisqu'on passe environ une heure dans la file d'attente du contrôle au frontière. Arrive mon tour, la policière prend mon passeport, mon billet, retourne le tout dans tous les sens, regarde dix fois son ordinateur... et finalement me laisse passer, ouf!
Et là, boum la chaleur en pleine tronche... 42 degrés et 0% d'humidité, de quoi rapidement sécher. Mais pas le temps de dire ouf que je regarde le trottoir d'en face et la superbe limousine qui nous attend. Woowww... vous inquiétez pas j'ai des photos!
On atteint rapidement le fameux Strip... impressionnant, tous est gigantesque et démesuré, des hôtels immenses à perte de vue... On décide d'aller check-in chacun de notre côté, je me retrouve donc pour les deux premières nuits à l'Imperial Palace, situé en plein milieu du strip. La chambre est correcte, sans plus... je devais avoir un King Bed mais ils en avaient plus alors ils en ont mis deux Queen Bed... enfin les Queen Bed faut savoir que c'est déjà plus grand que nos lits deux places habituels, donc je suis pas trop mal.
Le temps de se rafraîchir vite fait, on se rejoint tous au Rio, la maison des World Series of Poker... alors que la nuit est tombée sur Vegas, rendant la ville encore plus impressionnante...
La nuit... 24 heures que je l'attendais. Depuis mon réveil à Lyon et jusqu'à ce moment-là, il a fait jour. C'est ça de rattraper la course du soleil en avion, on se retrouve avec un jour sans fin... d'où le titre... ouf je suis retombé sur mes pattes!
Au Rio donc, ceux qui doivent jouer s'inscrivent et on reste pas trop longtemps, car on est tous morts de faim. Direction le In-N-Out Burger, un fast-food parmi les meilleurs de la ville. Et en effet c'est vraiment bon, même si on sent ses artères coronaires se boucher en direct live.
Mauvaise idée du jour, on décide de faire une partie du chemin à pied pour rejoindre le Strip depuis le fast-food... très mauvaise idée car en dehors du boulevard principal, ça craint d'être un piéton à Vegas. Après avoir traversé plusieurs routes à l'arrache, on s'arrête au premier hôtel qu'on voit pour prendre un taxi et nous ramener à nos hôtels respectifs.
Bon, on fait quand même un petit tour au Venetian histoire de gambler quelques dollars sur les machines à sous.
Une douche, et boum au lit... il est 3h du matin heure locale, ça faisait trente heures que j'avais pas dormi... je m'attendais à me réveiller à 15h, et pourtant...
Jour 2 : Swimming-Pools and Jet-Lag
J'ouvre les yeux, jette un oeil sur le réveil... 9h00, cool j'ai dormi 6h à peine. Au final, je suis content car je pense bien pouvoir profiter d'une journée pleine, enfin c'est ce que je croyais au début.
Un petit tour à la piscine de l'Imperial Palace, ne pas oublier la crème solaire sous peine de finir rapidement en cloque géante. J'y reste pas longtemps car déjà je suis pas venu pour m'entraîner au 100 mètres nage libre, et en plus il fait vraiment très très chaud. Mais restez à l'écoute, on retourne à la piscine un peu plus tard.
Je vais manger un bout puis me rend au Venetian. Attiré par le match de football qui est retransmis dans le SportsBook, une salle de paris sportifs avec des écrans immenses de partout, je m'installe pour mater tranquillement Ghana-Uruguay. J'entame une petite discussion avec mon voisin de droite, un habitant de Las Vegas arrivé depuis la Chine en 1994, dont l'ex petite amie habite en Belgique et est prof dans le Nord de la France... C'est le traditionnel moment où on se dit que le monde est petit!
Bon, après ce match de folie conclus aux tirs aux buts, je retrouve guillaumezur, shalem et clems en train de gambler aux machines à sous en attendant que la cocktail waitress veuille bien les saouler gratuitement. Je me pose avec eux, joue quelques dollars et récupère deux vodkas-redbull pour un dollar... En plus quand c'est une jolie fille avec une jupe ras-le-minou qui vous les apporte, ça n'a pas de prix :P
Après la pisicine de mon hôtel, je vais tester celle du Palazzo avec Shalem et Clems. On reste pas trop longtemps... Je me souviens plus trop de ce que j'ai fait après sinon être rentré quasiment en mode zombie à ma chambre et m'être écroulé sur mon lit. Couché à 18h30... je me lèverais qu'à 6h le lendemain matin pour entamer la première journée poker de la quinzaine, au programme cash-game et tournoi deep stack du Venetian...
D'ailleurs, pour ma première partie de cash-game en live de ma vie (si on exclut les petites parties privées), il faut savoir qu'en seulement 30 min de jeu, j'aurais déjà prononcé trois fois le mot ALL-IN... mais la suite au prochain numéro :)
Jour 1 : Une journée sans fin
Levé 6h, mon TGV est à 8h pour Roissy... j'ai fini mes bagages la veille mais je vérifie au moins 56 fois que j'ai bien mon passeport sur moi, ce serait un peu con quand même non?
Aucun LH dans mon train puisque les autres fishs prenaient tous le suivant, sauf michel², greg et sa chérie qui avaient dormi sur Paris. Arrivée donc à 10h à la gare, et mise en place de la boulet-attitude, j'oublie ma casquette dans le train... j'ai pile le temps de faire demi-tour et de la récupérer avant de me retrouver à Lille sur un malentendu, ça commence bien!
Une petite heure d'attente et le groupe est au complet : RiverBen, Shalem, Guillaumezur, michelmichel, clems, gregeldiablo et sa chérie. Filgaite vient nous faire un ptit coucou à l'aéroport, très sympa de sa part et l'occasion de mettre une tête sur un pseudo.
On repère notre comptoir d'enregistrement, il est vide mais on a la mauvaise idée de ne pas camper devant pour attendre que ça ouvre, quand on y retournera une heure et demi plus tard il y aura une file d'attente de 300 personnes... On décide donc de boire une bière en attendant que ça se résorbe.
On passe quand même près de trois quarts d'heure dans la file d'attente. Pour ma part, enregistrement sans souci, mais pour Shalem et RiverBen, ça devient la croix et la bannière car ils n'ont pas leurs billets électroniques imprimés. Normalement le passeport suffit mais les contrôleurs ICTS (ceux qui vérifient que vous rentrez bien en France après) avaient décidé de faire du zèle. On a bien cru que ces deux-là n'allaient jamais embarquer.
Tout s'arrange au final, et on passe à l'embarquement... ils m'ont fait enlever ma ceinture et vérifié mon sac trois fois mais j'ai pu garder mes chaussures, bonne nouvelle. Le décollage est prévu à 15h50, mais je pense que personne n'a jamais vu un avion partir à l'heure. Au final, on attendra 16h30 environ et un interminable roulage sur les pistes gigantesques de Charles-de-Gaulle.
L'avion est enfin en bout de piste et "clear to take-off"... Plein gaz et quelques secondes plus tard, l'A330-200 soulève ses 230 tonnes. J'avais pris quelques court-courriers avant et j'aime autant vous dire qu'on sent bien la différence...
L'avion est vraiment gigantesque, 400 passagers assis un peu serrés, mais pas trop au final.
Je tente de me détendre... ouais je vous ai pas dit mais j'étais quand même pas ultra rassuré au décollage, et c'est pas deux comprimés d'euphytose qui allaient faire la différence. Mais je me suis ni évanoui, ni mis à implorer tous les passagers de débarquer car on allait s'écraser, façon Destination Finale. Donc tout va bien...
Je lis un peu, mate les films qui passent d'un oeil, regarde quelques épisodes de The Big Bang Theory sur mon netbook. La routine quoi... et au bout de 5h de vol, nous survolons le Groënland, un paysage magnifique de glaciers à perte de vue. J'ai pris pas mal de photos depuis le hublot, et je posterais tout ça bientôt.
Ah oui, revenons au hublot, j'ai bien chatté comme on dit dans le jargon puisque les deux types à ma droite sont finalement allés rejoindre leurs potes en première, me laissant seul pour trois sièges, la classe!
Rien à signaler finalement pendant le vol et on arrive à Las Vegas à 18h30... Enfin, on va devoir attendre pour voir Vegas puisqu'on passe environ une heure dans la file d'attente du contrôle au frontière. Arrive mon tour, la policière prend mon passeport, mon billet, retourne le tout dans tous les sens, regarde dix fois son ordinateur... et finalement me laisse passer, ouf!
Et là, boum la chaleur en pleine tronche... 42 degrés et 0% d'humidité, de quoi rapidement sécher. Mais pas le temps de dire ouf que je regarde le trottoir d'en face et la superbe limousine qui nous attend. Woowww... vous inquiétez pas j'ai des photos!
On atteint rapidement le fameux Strip... impressionnant, tous est gigantesque et démesuré, des hôtels immenses à perte de vue... On décide d'aller check-in chacun de notre côté, je me retrouve donc pour les deux premières nuits à l'Imperial Palace, situé en plein milieu du strip. La chambre est correcte, sans plus... je devais avoir un King Bed mais ils en avaient plus alors ils en ont mis deux Queen Bed... enfin les Queen Bed faut savoir que c'est déjà plus grand que nos lits deux places habituels, donc je suis pas trop mal.
Le temps de se rafraîchir vite fait, on se rejoint tous au Rio, la maison des World Series of Poker... alors que la nuit est tombée sur Vegas, rendant la ville encore plus impressionnante...
La nuit... 24 heures que je l'attendais. Depuis mon réveil à Lyon et jusqu'à ce moment-là, il a fait jour. C'est ça de rattraper la course du soleil en avion, on se retrouve avec un jour sans fin... d'où le titre... ouf je suis retombé sur mes pattes!
Au Rio donc, ceux qui doivent jouer s'inscrivent et on reste pas trop longtemps, car on est tous morts de faim. Direction le In-N-Out Burger, un fast-food parmi les meilleurs de la ville. Et en effet c'est vraiment bon, même si on sent ses artères coronaires se boucher en direct live.
Mauvaise idée du jour, on décide de faire une partie du chemin à pied pour rejoindre le Strip depuis le fast-food... très mauvaise idée car en dehors du boulevard principal, ça craint d'être un piéton à Vegas. Après avoir traversé plusieurs routes à l'arrache, on s'arrête au premier hôtel qu'on voit pour prendre un taxi et nous ramener à nos hôtels respectifs.
Bon, on fait quand même un petit tour au Venetian histoire de gambler quelques dollars sur les machines à sous.
Une douche, et boum au lit... il est 3h du matin heure locale, ça faisait trente heures que j'avais pas dormi... je m'attendais à me réveiller à 15h, et pourtant...
Jour 2 : Swimming-Pools and Jet-Lag
J'ouvre les yeux, jette un oeil sur le réveil... 9h00, cool j'ai dormi 6h à peine. Au final, je suis content car je pense bien pouvoir profiter d'une journée pleine, enfin c'est ce que je croyais au début.
Un petit tour à la piscine de l'Imperial Palace, ne pas oublier la crème solaire sous peine de finir rapidement en cloque géante. J'y reste pas longtemps car déjà je suis pas venu pour m'entraîner au 100 mètres nage libre, et en plus il fait vraiment très très chaud. Mais restez à l'écoute, on retourne à la piscine un peu plus tard.
Je vais manger un bout puis me rend au Venetian. Attiré par le match de football qui est retransmis dans le SportsBook, une salle de paris sportifs avec des écrans immenses de partout, je m'installe pour mater tranquillement Ghana-Uruguay. J'entame une petite discussion avec mon voisin de droite, un habitant de Las Vegas arrivé depuis la Chine en 1994, dont l'ex petite amie habite en Belgique et est prof dans le Nord de la France... C'est le traditionnel moment où on se dit que le monde est petit!
Bon, après ce match de folie conclus aux tirs aux buts, je retrouve guillaumezur, shalem et clems en train de gambler aux machines à sous en attendant que la cocktail waitress veuille bien les saouler gratuitement. Je me pose avec eux, joue quelques dollars et récupère deux vodkas-redbull pour un dollar... En plus quand c'est une jolie fille avec une jupe ras-le-minou qui vous les apporte, ça n'a pas de prix :P
Après la pisicine de mon hôtel, je vais tester celle du Palazzo avec Shalem et Clems. On reste pas trop longtemps... Je me souviens plus trop de ce que j'ai fait après sinon être rentré quasiment en mode zombie à ma chambre et m'être écroulé sur mon lit. Couché à 18h30... je me lèverais qu'à 6h le lendemain matin pour entamer la première journée poker de la quinzaine, au programme cash-game et tournoi deep stack du Venetian...
D'ailleurs, pour ma première partie de cash-game en live de ma vie (si on exclut les petites parties privées), il faut savoir qu'en seulement 30 min de jeu, j'aurais déjà prononcé trois fois le mot ALL-IN... mais la suite au prochain numéro :)
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